L’entreprise dans le développement durable ?

Solution ou compromis… Existe-t-il à ce jour de réels solutions pour nos entreprises pour être dans du développement durable au delà de toute image « green ». Le marché reste assez pauvre aujourd’hui sur des solutions avec un impact nul. Il y a des solutions qui existent mais cela n’est pas pour autant la solution ultime !

Dans le développement durable il y a plusieurs champs d’actions
- Toute la partie éthique et sociale est demandée au niveau de nos fournisseurs.
- Au niveau des produits, il y a des choses à faire.

Par exemple l’automobile
Aujourd’hui, il n’y pas de réelle flotte de véhicule avec un impact nul sur notre environnement. (on peut même dire qu’il n’y en a aucune). Les véhicules électriques et autres ainsi que les réseaux de distribution ne sont pas encore au point. Ceci notamment pour les personnes roulant plus de 20 000 kms/an.

Par contre cela n’empêche pas d’agir dès maintenant. Une entreprise qui désire renouveler un véhicule de petite cylindrée et pour même spécificité technique (CO², consommation, etc.) ; quel véhicule choisir entre un constructeur français ou un étranger ? Et bien le positionnement durable sera plutôt de prendre un véhicule construit par un étranger en France par exemple au lieu d’un constructeur français qui construit en Europe de l’Est ou ailleurs.

D’ailleurs une problématique se pose sur les appels d’offres dans le public
Dans les marchés publics, le lieu de fabrication, la localisation de l’entreprise… ne sont pas des critères d’attribution et de choix d’un marché. C’est même illégal. D’où une grosse difficulté voire impossibilité à pouvoir opter pour des achats plus « responsables », car impossible de mettre des critères géographiques.

Une commune qui souhaiterait faire appel aux producteurs du coin pour alimenter ses cantines et donc par là même encourager l’économie locale et favoriser les circuits courts qui consomment moins d’énergie, et bien cette commune… ne peut tout simplement pas.

Aujourd’hui, les usines récentes ont à peu près la même consommation (ou impact) sur l’environnement – attention en Europe. Par contre, quand on intègre les flux des matières premières, la logistique et la distribution du véhicule cela change la donne.

Je ne citerai pas ici un type ou un autre de véhicule mais chacun peut trouver de quoi on parle. Sur des véhicules de moyenne cylindrée en L.L.D avec un kilométrage moyen de 40 000 kms /an, il est parfois préférable de prendre un véhicule « allemand » avec un rejet de CO² inf. à 130g et une consommation à 6L en réel. Certes en facial, le loyer du véhicule « allemand » sera 100 € plus cher par mois par rapport à un autre véhicule, mais en y intégrant l’ensemble des paramètres (Carburant, TVS, reprise constructeur, construction, durée de vie, recyclage, etc.) l’intérêt s’inverse.

La totalité de ces « à côté » s’appelle l’énergie grise (ou bilan carbone pour ceux qui veulent en mettre plein la vue). Ce total de conséquences qu’engendrent la création, l’acheminement, l’utilisation et la fin de vie d’un produit est très difficile à calculer, mais c’est là que réside réellement le secret de la réduction de l’impact sur la planète.

Une société de grande distribution s’est d’ailleurs lancée dans le chiffrage du « bilan carbone » de ces produits. On rentre de façon spectaculaire dans un nouveau processus de décision pour le consommateur.

Nous n’avons pas de solution toute prête, par contre nous nous sommes rendus compte qu’en mettant en place des outils simples de comparaison avec une bonne dose de recherche et une vision plus large; il est possible de limiter notre impact et donc d’être plus responsables tout en faisant gagner de l’argent aux entreprises.

Certes certains produits « verts » sont plus chers, mais l’idée est qu’aussi avec la mutualisation des achats nous puissions faire bénéficier de tarifs plus attractifs aux PME afin qu’elles aussi agissent sans pour autant augmenter les coûts.

Je reste persuadé que c’est en provocant les besoins et montrant aux fournisseurs qu’il y a des potentiels précis que plus de solutions « sortirons » du chapeau » avec des tarifs beaucoup plus attractifs. Certes, on ne nous propose pas encore de solution idéale. Dans l’état actuel des choses, la solution ne réside pas dans ce qu’on nous propose mais bien dans ce que l’on choisit. La place du consommateur est croissante dans la société, ça semble assez flagrant.

L’exemple parfait, l’auto-partage
Ce ne sont pas les constructeurs qui ont proposé le concept mais ce sont des entreprises qui se sont regroupées pour louer ou acheter des véhicules en commun, voyant là une solution pour réduire leurs frais et pour certaines, pour réduire par là-même occasion leur impact sur l’environnement. et ce seront vers des entreprises ayant cette volonté qu’ils se tourneront, précisément pour trouver des entreprises qui ont les mêmes besoins et avec lesquelles ils pourront acheter des véhicules en commun. On se sent moins seuls dans cette démarche s’il y a un intermédiaire.

Le maître mot : pas de solution idéale, mais des compromis !

Anthony STREICHER
Directeur Associé
HA+PME

Actualités

Actualités

Solution ou compromis… Existe-t-il à ce jour de réels solutions pour nos entreprises pour être dans du développement durable au (Lire la suite)
Témoignages

Témoignages

Régulièrement en déplacement, les notes de téléphone portable atteignent rapidement des sommets. En devenant adhérent HA+PME, j’ai diminué ma facture (Lire la suite)